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L’intolérance au lactose : entre mythes et réalité !

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Le lactose est un sucre naturel présent dans le lait et les produits laitiers. Il est présent en abondance dans le lait maternel et constitue une source importante d’énergie pour les nourrissons. Le lactose un disaccharide, composé de deux molécules de sucre simples : le glucose et le galactose. Il est décomposé au niveau intestinal sous l’action d’une enzyme produite localement dans le grêle appelée lactase, qui permet à ces deux molécules de sucres élémentaires d’être absorbées et utilisées à des fins énergétiques.

Le lactose n’est pas nocif ou problématique en soi pour la plupart des personnes. Il n’y a à l’heure actuelle pas de preuves scientifiques solides suggérant que la consommation de lactose peut être délétère à moyen ou long terme pour les personnes tolérantes au lactose. Le lactose est correctement décomposé et absorbé par l’organisme quand la sécrétion de lactase est suffisante.

Cependant, pour les personnes atteintes d’intolérance au lactose, la consommation de lactose peut entraîner des symptômes digestifs désagréables à court terme, tels que des ballonnements, des gaz, des crampes abdominales et de la diarrhée.

Ces symptômes sont généralement temporaires et dose-dépendants et disparaissent lorsque la consommation de lactose est réduite ou éliminée mais peuvent potentiellement nuire à la qualité de vie lors d’une consommation régulière et importante. Dans ces cas, il peut être nécessaire de suivre un régime pauvre en lactose ou de prendre des suppléments de lactase pour faciliter la digestion de ce sucre.

Les intolérances au lactose :

Il existe trois types d’intolérance au lactose toutes responsables d’une carence en lactase, qui sont classés en fonction de leur physiopathologie :

  1. L’intolérance au lactose primaire ou hypo-lactasie de l’adulte : C’est la forme la plus courante d’intolérance au lactose. Elle se développe naturellement avec l’âge, car la production de lactase diminue progressivement chez certaines personnes. L’intolérance au lactose primaire est génétique et varie selon les groupes ethniques. Elle est plus fréquente chez les personnes d’origine asiatique, africaine et sud-américaine que chez celles d’origine européenne. L’intolérance primaire est caractérisée par un déficit partiel en enzyme lactase. Les capacités de productions de cette enzyme clé sont amoindries par rapport à une personne normale.
  2. L’intolérance au lactose secondaire : Ce type d’intolérance au lactose est causé par une maladie ou une blessure qui affecte l’intestin grêle, où la lactase est produite. Les conditions qui peuvent causer une intolérance au lactose secondaire comprennent la maladie cœliaque, la maladie de Crohn, les infections intestinales et les traitements médicaux tels que la chimiothérapie. L’intolérance au lactose secondaire peut être temporaire ou permanente, selon la cause sous-jacente.
  3. L’intolérance au lactose congénitale : C’est une forme très rare d’intolérance au lactose, où l’individu naît avec une incapacité à produire de la lactase. Cette condition est généralement détectée peu de temps après la naissance, car les bébés atteints présentent des symptômes sévères lorsqu’ils consomment du lait maternel ou des préparations pour nourrissons contenant du lactose. L’intolérance au lactose congénitale est héritée de manière autosomique récessive, ce qui signifie que les deux parents doivent être porteurs du gène pour que l’enfant soit atteint. Les personnes atteintes de cette forme d’intolérance doivent suivre un régime strict sans lactose tout au long de leur vie.

Mécanismes physio-pathologiques :

Une insuffisance de lactase entrave l’absorption du lactose. Le lactose non hydrolysé passe alors dans le colon pour subir une fermentation anaérobique par action de la flore commensale. Cette fermentation produit des gaz volatils tels que le C02, l’hydrogène et le méthane ainsi que des acides gras à chaine courtes AGCC et de l’eau qui augmente l’osmolalité luminale. L’accumulation de gaz et la concentration des particules par phénomène d’osmose peut entrainer des symptômes tels que des ballonnements, des crampes abdominales, des flatulences et de selles molles ou diarrhéiques mais la sévérité de symptômes gastro-intestinaux dépend du niveau de lactase produit par l’organisme, de la quantité de lactose consommée et de la sensibilité individuelle de chacun.

Tolérances individuelles :

La quantité de lactose qu’un individu atteint d’intolérance au lactose primaire peut tolérer sans ressentir d’inconfort varie d’une personne à l’autre. En général, un intolérant peut tolérer de petites quantités de lactose réparties tout au long de la journée sans éprouver de symptômes significatifs. Il est estimé que de nombreux intolérants au lactose peuvent tolérer jusqu’à 12g de lactose par jour sans problème répartis en 3 prises de 4g, soit l’équivalent d’un verre de lait (240 ml).

Cependant, il est important de souligner que chaque personne est unique et que la tolérance au lactose peut varier considérablement. Certaines personnes peuvent tolérer des quantités plus importantes, tandis que d’autres peuvent être sensibles à des quantités beaucoup plus faibles.

Pour déterminer sa tolérance propre, il est souvent recommandé d’adopter une approche progressive en commençant par consommer de petites quantités de produits laitiers contenant du lactose, puis en augmentant progressivement les portions tout en surveillant les symptômes. De cette façon, il est possible d’identifier le seuil de tolérance individuel et d’adapter son alimentation en conséquence.

Le lactose dans l’alimentation :

Le lactose se trouve principalement dans le lait et dérivés à teneurs et quantités variables. Il n’est pas exclusif à la whey protéine comme pourraient le prétendre certains de nos confrères. Voici une liste non exhaustive par portions généralement consommées d’aliments porteurs de lactose avec teneurs associées :

  1. Lait de vache (240 ml) : 11-14g
  2. Crème (15 ml) : 0,5-1g
  3. Yaourt nature (200g) : 4-9g
  4. Fromages à pâte dure (comme le cheddar, le parmesan) (28 g) : 0-2g
  5. Fromages à pâte molle (comme le brie, le camembert) (28 g) : 1-3g
  6. Fromages frais (comme la ricotta, le cottage) (115 g) : 2-6 g
  7. Fromage à la crème (28 g) : 1-3 g
  8. Beurre (14 g) : < 0,1 g
  9. Whey concentrée (30g) : 1,8g
  10. Whey isolée (30g) : 0,6g

Cas particulier du yaourt : Bien que la yaourt contienne du lactose, sa tolérance est généralement supérieure  aux autres produits laitiers en raison de la présence de ferments lactiques actifs responsables d’un processus de fermentation aidant à décomposer le lactose.

Innocuité et sécurité du lactose :

Voici quelques études et revues sérieuses sur le sujet :

  1. Heyman, M. B. (2006). Lactose intolerance in infants, children, and adolescents. Pediatrics, 118(3), 1279-1286. Lien : https://pediatrics.aappublications.org/content/118/3/1279
  • Cette revue systématique de l’American Academy of Pediatrics évalue l’intolérance au lactose chez les enfants et les adolescents. L’étude indique que la plupart des personnes tolèrent bien le lactose et que le lactose n’est pas dangereux ou nocif pour ces individus.
  1. Szilagyi, A. (2015). Adaptation to lactose in lactase non persistent people: effects on intolerance and the relationship between dairy food consumption and evaluation of diseases. Nutrients, 7(8), 6751-6779. Lien : https://www.mdpi.com/2072-6643/7/8/5339
  • Cet article de recherche examine l’adaptation au lactose chez les personnes non persistantes en lactase. L’étude montre que même les personnes intolérantes au lactose peuvent souvent tolérer de petites quantités de lactose sans symptômes majeurs, et que le lactose n’est pas dangereux pour ces personnes lorsqu’il est consommé en quantités appropriées.
  1. Savaiano, D. A. (2014). Lactose digestion from yogurt: mechanism and relevance. The American journal of clinical nutrition, 99(5), 1251S-1255S. Lien : https://academic.oup.com/ajcn/article/99/5/1251S/4577491
  • Cette revue de recherche examine la digestion du lactose dans le yaourt et son importance pour les personnes intolérantes au lactose. L’étude confirme que même les personnes intolérantes au lactose peuvent généralement tolérer de petites quantités de lactose sans problèmes, et que le lactose n’est pas nocif pour ces personnes lorsqu’il est consommé en quantités appropriées.
  1. Lomer, M. C., Parkes, G. C., & Sanderson, J. D. (2008). Review article: lactose intolerance in clinical practice–myths and realities. Alimentary Pharmacology & Therapeutics, 27(2), 93-103. Lien: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/j.1365-2036.2007.03557.x
  • Cette revue d’articles aborde les mythes et réalités entourant l’intolérance au lactose dans la pratique clinique. L’étude confirme que le lactose n’est pas nocif pour les personnes qui le tolèrent bien et suggère des stratégies pour améliorer la tolérance au lactose chez les personnes intolérantes.
  1. Savaiano, D. A., Boushey, C. J., & McCabe, G. P. (2006). Lactose intolerance symptoms assessed by meta‐analysis: a grain of truth that leads to exaggeration. Journal of Nutrition, 136(4), 1107-1113. Lien: https://academic.oup.com/jn/article/136/4/1107/4663943
  • Cet article examine les symptômes de l’intolérance au lactose à travers une méta-analyse et souligne que les symptômes sont souvent exagérés. Les résultats suggèrent que le lactose n’est pas nocif pour les personnes qui le tolèrent bien et que les personnes intolérantes peuvent souvent consommer de petites quantités de lactose sans problèmes majeurs.
  1. Vonk, R. J., Lin, Y., Koopmans, S. J., & Fernandes, J. (2000). The lactose-tolerant genotype dominates in the elderly. Gerontology, 46(6), 318-325. Lien: https://www.karger.com/Article/Abstract/47569
  • Cette étude examine la prévalence de la tolérance au lactose chez les personnes âgées et trouve que la majorité des personnes âgées tolèrent bien le lactose. Les résultats indiquent que le lactose n’est pas nocif pour les personnes qui le tolèrent bien, même à un âge avancé.
  1. Storhaug, C. L., Fosse, S. K., & Fadnes, L. T. (2017). Country, regional, and global estimates for lactose malabsorption in adults: a systematic review and meta-analysis. The Lancet Gastroenterology & Hepatology, 2(10), 738-746. Lien: https://www.thelancet.com/journals/langas/article/PIIS2468-1253(17)30154-1/fulltext
  • Cette étude fournit une revue systématique et une méta-analyse des estimations de la malabsorption du lactose chez les adultes dans le monde. Les résultats montrent que la prévalence de l’intolérance au lactose varie considérablement entre les pays et les régions, mais que le lactose n’est pas nocif pour les personnes qui le tolèrent bien.
Dans l’ensemble, ces études suggèrent que le lactose n’est pas dangereux ni nocif pour les personnes qui le tolèrent bien, et que même les personnes intolérantes au lactose peuvent souvent consommer de petites quantités de lactose sans problèmes majeurs. Les symptômes de l’intolérance au lactose sont généralement temporaires et disparaissent lorsque la consommation de lactose est réduite ou éliminée.

La controverse autour du lactose est à bien des égards exagérée et amplifiée dans certaines situations, en particulier lorsque les discussions sur le lactose sont menées sans tenir compte des nuances et du contexte scientifique. Nombreux sont les personnes qui confondent intolérance au lactose et allergie aux produits laitiers. Les variabilités interindividuelles en termes de tolérances au lactose peuvent conduire à une perception exagérée des risques associés à la consommation de lactose. Dans le même sens, les régimes alimentaires en vogue sans lactose devenus populaires pour des raisons de bien-être peuvent contribués à une perception négative de ce sucre mais surtout c’est la désinformation non scientifique et extraite de son contexte réel qui alimente fortement la peur entourant le lactose.

Il est important de se baser sur des informations scientifiques fiables pour prendre des décisions éclairées concernant l’alimentation et la santé sans se laisser influencer et développer un biais cognitif responsable d’effets nocebos tronquant ainsi la réalité biologique.

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