L’index Glycémique en 8min avec Houda Saied

L’index Glycémique en 8min avec Houda Saied

 

 

Outre son action hypoglycémiante, l’insuline exerce une activité anabolique indirecte. Cette hormone agit au coeur même du métabolisme protéique en freinant la protéolyse (dégradation des protéines). A l’instar de la testostérone, de l’hormone de croissance ou encore de l’insulin-growh factor 1 IGF1, l’hormone insuline est une hormone essentielle au développement musculaire. Une personne faisant de l’insulino-résistance aura plus de mal à stimuler sa synthèse protéique, et présentera un turnover protéique avantageant la protéolyse.

Par ailleurs, en facilitant la pénétration du glucose sanguin au niveau musculaire, l’insuline participe à la fourniture d’énergie aux divers réactions anabolisantes. La synthèse protéique étant gourmande en énergie, son efficacité dépendra de la présence de glucides au niveau musculaire.

Mais le rôle de l’insuline ne s’arrête pas là. Son influence est encore plus grande puisqu’elle impacte l’ensemble même du système hormonal du corps humain. La physiologie hormonale est régie selon des mécanismes complexes et une orchestration mathématique. Parmi les facteurs impactant l’équilibre hormonal, on retrouve la glycémie en première ligne. A titre d’exemple, l’hormone de croissance est stimulée lors des situations hypoglycémiques et secondairement l’IGF1. Mais l’hypoglycémie engendre également une libération de catécholamines, de cortisol et de glucagon, des hormones catabolisantes qui par un effet de rétrocontrôle négatif bloquent l’insuline. A l’inverse, les situations d’hyperglycémies provoquent la libération d’insuline. Quant à la testostérone, cette dernière ne supporte pas les variations brutales de glycémie.

Vous l’avez bien compris, une insulinémie stable est un critère déterminant pour un bon équilibre hormonal et un anabolisme optimal. L’organisme ne supporte pas les changements brusques de son homéostasie. Dompter l’insuline, c’est dompter les hormones.

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